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Tome vingt-neuvieme.
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372 Commentaire

Ces notions paraissent avoir été transmises auxGrecs par les Egyptiens. On le voie par le mercureTrismégiste, traduit de l’égyptien en grec, seul livrequi nous reste de ces immenses bibliothèques deI Egypte. II y est parlé à tout moment de l’harmo-nie de la musique avec laquelle Dieu arrangea lessphères de l’univers. Toute espèce d’arrangement8c d’ordre fut donc réputée musique en Grèce ;8c à la fin ce mot ne fut plus consacré qu’à lathéorie 8c à la pratique des sons de la voix 8c desinstrumens. Les lois, les actes publics étaient annon-cés au peuple en musique. On fait que la décla-ration de guerre contre Philippe , père à'Alexandre ,fut chantée dans la grande place d’Athènes. On faitque Philippe, après fa victoire de Chéronée, insultaaux vaincus en chantant le décret d’Athènes faitcontre lui, 8c en battant la mesure.

C’était donc d’abord cette musique prise dans lesens le plus étendu , cette musique qui signifie laculture des beaux arts , laquelle polit les mœursdes Grecs, 8c surtout celles des Arcades. Soli cantarcperili Arcades.

Je vois encore moins comment l’amour desgarçons peut entrer dans le code de Montesquieu,Nous rougissons, dit-il, (page 45) de lire dansPlutarque que les Thébains,pour adoucir les mœursde leurs jeunes gens , établirent par les lois unamour qui devrait être proscrit par toutes les nationsdu monde.

Pourquoi un philosophe tel que Montesquieu accuse-t-il un philosophe tel que Plutarque , d’avoir faitl’éloge de cette infamie ? Plularque dans la vie de