3^4 Commentaire
de nos lois dans son Esprit des lois ; 8c malheureuse-ment, quoiqu'il eût été président à Bordeaux, il setrompe. C’était originairement un droit de la pairie,qu’un pair accusé criminellement fût jugé par le roison principal pair. François II avait opiné dans leprocès contre le prince de Condé , oncle de Henri IV.Charles VII avait donné fa voix dans le procès duduc A'Alençon , 8c le parlement même l’avait assuréque c’était son devoir d’être à la tête des juges.Aujourd’hui la présence du roi au jugement d’unpair pour le condamner, paraîtrait un acte de tyran-nie. Ainsi tout change. Quant au droit de faire grâce,dont sauteur dit que le prince se priverait s’il étaitjuge, il est clair que rien ne l’empêcherait decondamner 8c de pardonner.
Je fuis obligé de m’abstenir de plusieurs autresquestions, fur lesquelles j'aurais des éclaircisiemensà demander. II faut être court, 8c il y a trop delivres. Mais je m’arrête ui> instant fur l’anecdotesuivante.
XXXII.
Soixante 8 c dix personnes conspirèrent contre f empereurBajile. II les fit fustiger; on leur brûla les cheveux 8 c lepoil. Un cerf l’ayant pris par fa ceinture, quelqu’un de fafuite tira son épée, coupa la ceinture Sc le délivra. II luifit trancher la tête. Oui pourrait penser que le mêmeprince eût rendu ces deux jugemens? (pag, 102.)
L’Esprit des lois est plein de ces contes qui n’ontassurément aucun rapport aux lois. II est vrai quedans la misérable histoire bizantine, monument dela décadence de l’esprit humain, de la superstition
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