SUR L ESPRIT DES LOI S. Z 8Z
la plus sotte , 8c des crimes de toute espèce , ontrouve ce récit tom. III, pag. 576, traduction deCousin.
C’est au président Coujin 8c au président Montesquieuà chercher la raison pour laquelle s extravagant tyranBasile n’ofa pas punir de mort les complices d’uneconjuration contre lui ; 8c la raison ou la démencequi le força d’aísassiner celui qui lui avait sauvé lavie. Mais s’il fallait rechercher pourquoi tant deplats tyrans ont commis tant d’extravagances 8c tantde barbaries, la vie ne suffirait pas ; 8c quel fruit enpourrait-il revenir? qu’a de commun l’inepte cruautéde Basile avec 1 esprit des lois ?
XXXIII.
C’est un grand ressort des gouvernemens modérés queles lettres de grâce. Ce pouvoir que le prince a de par-donner, exécuté [a) avec sagesse, peut avoir d’admirableSeffets. Le principe du despotisme, qui ne pardonne pas8c à qui on ne pardonne jamais, le prive de ces avantages,(pag. 103.)
Une telle décision , 8c celles qui font dans cegoût, rendent à mon avis l’Esprit des lois bien pré-cieux. Voilà ce que n’ont ni Grotius, ni Piifscndorf,ni toutes les compilations fur le droit des gens. Onfait bien que despotisme est employé pour tyrannie.Car enfin un despote ne peut-il pas donner deslettres de grâce tout auffi-bien qu’un monarque?Où est la ligne qui sépare le gouvernement monar-chique 8c le despotique ?
( a ) II veut dire employé , on n’exécute point un pouvoir.
Politique ù Lcgis. Tome I. B b