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Tome vingt-neuvieme.
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SUR LESPRIT DES LOIS. 4°5

honnêtes 8c si bons , il y fait des princes bien rapaces8c bien tyrans. II ne s’en souvient plus ici; il copiela lettre b’un jésuite nommé Bouchet au présidentCochet , insérée dans le quatorzième recueil des Lettrescurieuses 8c édifiantes ; 8c il copie trop souvent cerecueil. Ce Bouchet , dès qu’il eíì arrivé à Pondicliéri,avant de savoir un mot de la langue du pays, (c)répète à M. Cochet tous les contes qu’il a entendufaire à des facteurs. J’en crois plus volontiers lecolonel Scrafton , qui a contribué aux conquêtes dulord Clive , 8c qui joint à la franchise d’un hommede guerre une intelligence profonde de la langue desbrames.

Voici ses paroles, que j’ai citées ailleurs.

55 Je vois avec surprise tant d’auteurs assurer que55 les possessions des terres ne font point héréditaires5 5 dans ce pays , 8c que le prince est l’hériticr55 universel. II est vrai qu’il n’y a point d’acte de55 parlement qui retienne l’autorité impériale dans55 ses limites ; mais f u sage consacré 8c invariable de55 tous les tribunaux est que chacun hérite de ses55 pères. Cette loi non écrite est plus constamment55 observée qu’en aucun Etat monarchique. 55

Cette déclaration d’un des conquérans des plusbelles contrées de l’Inde vaut bien celle d’un

( c ) J’ai connu autrefois ce Bouchet , c’étaít un ímbécille, aufïì-bien quefrère Courbeville son compagnon. II a vu des femmes indiennes prouverleur fidélité à leurs maris, cn plongeant une main dans Thuile bouillantefans fe brûler. Í1 ne lavait pas que le secret consiste à verser seau dans levase long-temps avant l’huile, K: que Thuile est encore froide quand l’eauqui bout soulève i’huile à gros bouillons. II répète i’histoirc des deuxSojies pour prouver le christianisme aux brames.

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