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d’abord au pouvoir du prince des Francs. Les plusfertiles parties avaient été envahies par les princesariens, bourguignons 8c goths dont j’ai parlé. Clovis8c ses Francs étaient de la religion qu’on nommaitpaïenne depuis Théodose , du mot latin jiagus , bour-gade , la religion chrétienne devenue dominanten’ayant guère laissé que dans les campagnes l’ancienculte de f empire. Les évêques athanafxens ortho-doxes qui dominaient dans tout ce qui n’était pasgoth ou bourguignon , 8c qui avaient fur les peuplesune puissance presque fans bornes , pouvaient avec lebâton pastoral briser f épée de Clovis.
Le savant abbé Dubos a très-bien démêlé que cejeune conquérant avait la dignité de maître de lamilice romaine, dans laquelle il avait succédé à sonpère Childéric , dignité que les empereurs conféraienta plusieurs chefs de tribu chez les Francs, pour lesattacher ( si l’on pouvait ) au service dç l’empire.Ainsi ayant attaqué Siagrius , il pouvait être regardécomme un rebelle 8c comme un traître. 11 pouvaitêtre puni si la fortune des Romains changeait. Lesévêques pouvaient surtout armer les peuples contrelui. Le vieillard vénérable S 1 Rémi évêque de Rheimsavait écrit à Clovis, vers le temps dc son expéditioncontre Siagrius , cette fameuse lettre que f abbé Dubosfait tant valoir, 8c que Daniel a ignorée. »5Nous avons,, appris que vous êtes maître de la milice, n’abufez,, point de votre bénéfice militaire. Ne disputez,, point la préséance aux évêques de votre départe-,, ment ; demandez toujours leurs conseils ; élevezss vos compatriotes , mais que votre prétoire soit55 ouvert à tout le monde.admettez les jeunes