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Tome vingt-neuvieme.
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440 Diatribe a l auteur

cultivateurs, prenant leurs chevaux, caressant leursfilles , 8c croyant leur faire trop d’honneur, pou-vaient regarder cette espèce d’hommes comme uni-quement faite pour les servir.

France Nous habitions, nous autres Celtes, un climatbarbâre'T* P^ us ruc * e ^ un moins fertile qu’il ne l’est demalheureuse, nos jours. La nation fut cruellement écrasée depuisJules César jusqu’au grand Julien le philosophe , quilogeait à la croix de fer dans la rue de la Harpe. Ilnous traita avec équité 8c avec clémence comme lereste de l’empire ; il diminua nos impôts ; il nousvengea des déprédations des Germains ; il fit toutce qu’a voulu faire depuis notre grand Henri IV.C'est à un païen 8c à un huguenot que nous devonsles seuls beaux jours dont nous ayons jamais jouijusqu’au siècle de Louis XIV.

Notre sort était déplorable quand des barbaresappelés Vijigolhs , Bourguignons 8c Francs , vinrentmettre le comble à nos longs malheurs. Ils rédui-sirent en cendres notre pays fur le seul prétexte qu’ilétait un peu moins horrible que le leur. Alors toutmalheureux agriculteur devint esclave dans la terredont il était auparavant possesseur libre ; 8c quiconqueavait usurpé un château, Sc possédait dans fa basse-cour deux ou trois grands chevaux de charrette,dont il fêlait des chevaux de bataille, traita ses nou-veaux serfs plus rudement que ces serfs n’avaienttraité leurs mulets 8c leurs ânes.

Les barbares devenus chrétiens pour mieux gou-- verner un peuple chrétien, furent aussi superstitieuxqu’ils étaient ignorans. On leur persuada que pourn’êtrepas rangés parmi les boucs, quand la trompette