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Tome vingt-neuvieme.
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Remontran ces, Sec . 5 1 3

Ils disputent à qui rendra les hommes moins malheu-reux, en substituant les vraies lois à d’anciens préjugésbarbares ; c’est à qui perfectionnera l’art 11 nécessaire,si pénible 8c si méprisé de tirer de la terre, notre seulenourrice, les vrais biens dont dépend la vie humaine ;c’est à qui protégera plus également toutes les condi-tions, à qui encouragera le mieux tous les travaux.

Les arts utiles Sc même les arts agréables fontheureusement exercés depuis la Russie, qui contientlacinquièmepartie de notre hémisphère,8cquin’existaitpas au commencement de ce siècle, jusqu’à l’Espagne,qui trouva un nouveau monde il y a près de trois centsans, qui le conquit, 8c qui s’affaiblit par cette conquête.L’Allemagne , après des guerres auffi funestes quelégèrement suscitées, a conçu qu’il vau t mieux cultiverla terre que la dévaster, 8c éclairer les hommes querépandre leur sang.

Les deux grandes puissances qui s’étaíent choquéesdans cette partie de l'Europe si prudente 8c guerrière,ne font occupées aujourd’hui qu’à guérir leurs bles-sures. La mère de l’auguste princesse qui fait votrebonheur 8c le nôtre , a donné l’exemple d’un gouver-nement sage 8c juste.

II n’y a pas un prince d’Allemagne, qui depuis ladernière paix n’ait travaillé à perfectionner chez luil’agriculture, le commerce 8c l’industrie.

Toute l’Italie est animée du même esprit : 8c si ellese plaint que le génie du siècle des Médias ait disparu,elle s’applaudit que le siècle de la raison 8c de la sainepolitique ait succédé.

L’histoire ne fournit point d’exemple d’un pareil

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