520 Au ROI EN SON CONSEIL.
cents quintaux de sel par année. Elle peut prendrece sel, ou dans le canton de Berne, ou en Savoie,ou de la main des fermiers-généraux.
II est certain qu avant que fa majesté eut la bontéde donner son édit, Gex ne pouvait pas consommerle sel qu’il emploie aujourd’hui; parce qu’en toutpays , lorsqu une marchandise est chère on en achètemoins. On se retranche sur toutes les dépenses. Gexen usait ainsi à l’égard de son sel. On n’en donnaitpoint aux bestiaux qui dépérissaient; la traite desfromages était diminuée de moitié ; les finances duroi en souffraient : & quelque petit que soit cet objet,tout ce qui concerne les intérêts du roi est sacré pourles états,
Ils demandent donc aujourd'hui que les fermiers-généraux leur fournissent annuellement les quatremille cinq cents quintaux dont ils ont un besoinessentiel, & qu’ils les fournissent au même prix quesa majesté leur a ordonné de le vendre à Genève.
Et si la ferme générale ne peut nous livrer laquantité de sel que nous demandons , ou si elle nepeut nous le faire parvenir dans le temps où nousen avons besoin pour nos salaisons , nous deman-dons , en ce cas, la permission d’achcter à Berne lesupplément de sel qui nous fera nécessaire,
C’estdans cet esprit que nous nous sommes adressésà Berne, lorsque nous n’avons point reçu de sel dela ferme générale. Berne nous en donna deux millequintaux au mois de février de cette année 1776.
Ce sel ayant été entièrement consommé, & n’enayant point reçu d’autre au mois d’octobre, nousnous sommes une seconde fois adressés à M M, de