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Tome trente-septieme.
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Abbaye.

A la vérité ce fondateur des jésuites ne trouva pasdans les bénédictins la même complaisance queS 1 Benoit, à son arrivéeau mont Caíïìn, avait éprouvéede la part de S‘ Martin ermite, qui lui céda la placedont il était en poffeíïion, 8c se retira au mont Marsiqueproche de Carniole ; au contraire , le bénédictinAmbroise Cajetan , dans un gros ouvrage fait exprès , aprétendu revendiquer les jésuites à l'ordre de S 1 Benoit.

Le relâchement quia touj ours régné dans le monde,même parmi le clergé , avait déjà fait imaginer àS 1 Basile , dès le quatrième siècle , de rassembler sousune règle les solitaires qui s’étaient dispersés dans lesdéserts pour y suivre la loi ; mais, comme nous leverrons à l’article quête , les réguliers ne l’ont pas tou-jours été : quant au clergé séculier, voici comme enparlait S‘ Cyprien dès le troisième siècle, (k) Plusieursévêques, au lieu d’exhorter les autres 8c de leur mon-trer l’exemple, négligeant les affaires de Dieu , sechargeaient d’affaires temporelles , quittaient leurchaire, abandonnaient leur peuple, 8c se promenaientdans d’autres provinces pour fréquenter les foires, 8cs’enrichir par le trafic. Ils ne secouraient point lesfrères qui mouraient de faim ; ils voulaient avoir del’argent en abondance], usurper des terres par de mau-vais artifices, tirer de grands profits par des usures.

Charlemagne , dans un écrit où il rédige ce qu’ilvoulait proposer au parlement de 811 , s’exprimeainsi : (f) Nous voulons connaître les devoirs desecclésiastiques , afin de ne leur demander que ce quileur est permis, 8c qu ils ne nous demandent que ce

(À) De lapjìs.

(r ) Capit, irttcrrog. pag. 478, tome VII, conc. pag. 1184.