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Tome trente-septieme.
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Abbaye. 3*

son supérieur : car tout sefesait à la pluralité desvoixdans les premiers temps de l’Eglise. On cherchait àrentrer dans la liberté primitive de la nature humaine,en échappant par piété au tumulte Sc à l’esclavageinséparables des grands empires. Chaque société demoines choisit son père, son abba , son abbé ; quoi-qu il soit dit dans l’évangile : Jf appelez personne votre père.

Ni les abbés , ni les moines ne furent prêtres dansles premiers siècles. Ils allaient par troupes entendrela messe au prochain village. Ces troupes devinrentconsidérables ; il y eut plus de cinquante mille moines ,dit-on, dans l’Egypte.

S‘ Basile d’abord moine , puis évêque de Césaréeen Capadoce , sit un code pour tous les moines auquatrième siècle. Cette règle de S‘ Basle fut reçue enOrient 8c en Occident. On ne connut plus que lesmoines de S 1 Basile ; ils furent par-tout riches; ils semêlèrent de toutes les affaires ; ils contribuèrent auxrévolutions de f empire.

On ne connaissait guère que cet ordre , lorsqu’ausixième siècle S 1 Benoît établit une puissance nouvelleau mont Caffin. S 1 Grégoire le grand assure dans sesdialogues ( m ) que Dieu lui accorda un privilège spé-cial , par lequel tous les bénédictins qui mourraientau mont Caffin seraient sauvés. En conséquence lepape Urbain II , par une bulle de 1092 , déclara1 abbé du mont Caffin chef de tous les monastères dumonde. Pascal II lui donna le titre d 'abbé des abbés. 11s’intitule patriarche de la sainte religion, chancelier colla-téral du royaume de Sicile, comte ò gouverneur de la Cam-pante , prince de la paix , 8cc. 8cc. 8cc. Scc. 8cc.

( vi) Liv. 11, chap. 8.