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Tome trente-septieme.
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Abeilles. 3 ^

plus que monsieur le prieur de Jonval 8c que mon-sieur le comte du Spedlade de la nature ; il a examinéses abeilles pendant vingt années : il nous assure qu’ons’est moqué de nous, & qu’il n’y a pas un mot de vraidans tout ce qu On a répété dans tant de livres.

II prétend qu en effet il y a dans chaque rucheune espèce de roi 8c de reine qui perpétuent cetterace royale, 8c qui président aux ouvrages ; il les a vus,il les a dessinés , 8c il renvoie aux Mille ò une nuits8c à F Hijloire de la reine cCAchem la prétendue reineabeille avec son sérail.

II y a ensuite la race des bourdons qui n’a aucunerelation avec la première , 8c enfin la grande familledes abeilles ouvrières qui font mâles 8c femelles, 8cqui forment le corps de la république. (ì) Les abeillesfemelles déposent leurs œufs dans les cellules qu ellesont formées.

Comment en effet la reine feule pourrait-elle pondre8c loger quarante ou cinquante mille œufs l’un après1 autre ? Le système le plus simple est presque toujoursle véritable. Cependant j’ai souvent cherché ce roi 8ccette reine, Sc je n’ai jamais eu le bonheur de les voir.Quelques observateurs m ont assuré qu’ils ont vu lareine entourée de fa cour ; l’un d eux l’a portée , elle8c ses suivantes fur son bras nu. Je n’ai point faitcette expérience ; mais j’ai porté dans ma main les

(i ) Les ouvrières ne font point mâles 8c femelles. Les abeilles appeléesreines font les feules qui pondent. Des naturalistes ont dit avoirobservé que les bourdons ne secondaient les œufs que l’un après l’autrelorfqu’iU font dans les alvéoles, ce qui expliquerait pourquoi les ouvrièressouffrent dans la ruche ce grand nombre de bourdons. Voyez les SingUr-ìarités de la nahire où l’on retrouve une partie de cet article. ( Volumetic Physique. )

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