Abraham. 47
que clans des temps très-posíérieurs, lorfqu’ils eurentenfin un établissement fixe dans la Palestine. Ils étaientétrangers, haïs Sc méprisés de leurs voisins. Ils vou-lurent , dit-on, se donner quelque relief en se fêlantpasser pour descendans d 'Abraham révéré dans unegrande partie de f Asie. La foi que nous devons auxlivres sacrés des Juifs tranche toutes ces difficultés.
Des critiques non moins hardis font d’autresobjections fur le commerce immédiat qu Abraham eutavec Dieu fur ses combats Sc fur ses victoires.
Le Seigneur lui apparut après fa sortie d’Egypte,8c lui dit : Jetez les yeux vers l'aquilon , l'orient , le midiò l'occident; (f) je vous donne pour toujours à vous ò àvotre postérité jusqu à la Jin des siècles , in sempiternum,à tout jamais , tout le pays que vous voyez.
Le Seigneur, par un second serment, lui promitensuite (g) tout ce qui ejl depuis le Mil jusqu à l'Euphrate.
Ces critiques demandent comment Dieu a pupromettre ce pays immense que les Juifs n ont jamaispossédé , Sc comment Dieu a pu leur donner à toutjamais la petite partie de la Palestine dont ils fontchassés depuis si long-temps?
Le Seigneur ajoute encore à ces promesses , que lapostérité d 'Abraham fera aussi nombreuse que la poussièrede la terre. ( h ) Si l'on peut compter lapoujjière de la terre ,on pourra compter aujji vos descendans.
Nos critiques insistent , Sc disent qu’il n’y a pasaujourd'hui fur la surface de la terre quatre cents millejuifs , quoiqu’ils aient toujours regardé le mariage
(/) Genèse , ch. XIII , vers. 14 & 15,
(»■) Jlid. ch. XV , vers. 18.
(ii) Ib id.