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Tome trente-septieme.
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48 Abraham.

comme un devoir sacré , Sc que leur plus grand objetait été la population.

On répond à ces difficultés que l’Eglise substituéeà la synagogue est la véritable race d'Abraham , Scqu en ester elle est très-nombreuse.

IIest vrai quelle ne poffede pas la Palestine , maiselle peut la posséder un jour , comme elle l’a déjàconquise du temps du pape Urbain II, dans la premièrecroisade. En un mot, quand on regarde avec les yeuxde la foi l’ancien testament comme une figure du nou-veau , tout est accompli ou le sera, 8c la faible raisondoit se taire.

On faitencore des difficultés sur la victoire d 'Abrahamauprès de Sodome ; on dit qu’il n’est pas concevablequ’un étranger, qui venait faire paître ses troupeauxvers Sodome, ait battu, avec trois cents dix-huit gar-deurs de bœufs 8c de moutons, un roi de Perse , un roide Pont , le roi de Babylone, ò le roi des nations; Sc qu’illes ait poursuivis jusqu’à Damas qui est à plus de centmilles de Sodome.

Cependant une telle victoire n’est point impossible ;,on en voit des exemples dans ces temps héroïques; lebras de Dieu n’était point raccourci. Voyez Gédéonqui , avec trois cents hommes armés de trois centscraches 8c de trois cents lampes , défait une arméeentière. Voyez Samson qui tue seul mille philistins àcoups de mâchoire d’âne.

Les histoires profanes soumissent même de pareilsexemples. Trois cents spartiates arrêtèrent un momentl’armée de Xerxès au pas des Thermopiles. II est vraiqu à l’exception d’un seul qui s’enfuit, ils y furent toustués avec leur roi Leonidas que Xerxès eut la lâcheté de

faire