Band 
Tome trente-septieme.
Seite
73
JPEG-Download
 

N

Académie. l 3

n’adopte aucun système ; 8c q scelle publie les découvertesSc les tentatives nouvelles.

Celle des inscriptions s’est occupée des recherchesfur les mopurnens de l’antiquité, 8c depuis quelquesannées il en est sorti des mémoires très-instructifs.

C’est un devoir établi par l'honnêteté publique queles membres de ces trois académies se respectent lesuns les autres dans les recueils que ces sociétés impri-ment. L’oubli de cette politesse nécessaire est très-rare.Cette grossièreté n’a guère été reprochée de nos joursqu à l’abbé Foucher de l’académie des inscriptions, quis’étant trompé dans un mémoire fur ^oroajlre, voulutappuyer la méprise par des expressions qui autrefoisétaient trop en usage dans les écoles , 8c que le savoir-vivre a proscrites ; mais le corps n est pas responsabledes fautes des membres..

La société de Londres n’a jamais pris le titred 'académie.

Les académies dans les provinces ont produit desavantages signalés. Elles ont fait naître l’émulation,forcé au travail, accoutumé les jeunes gens à de bonneslectures, dissipé l’ignorance 8c ses préjugés de quelquesvilles, inspiré la politesse, 8c chassé autant qu’on le peutle pédantisme.

On n’a guère écrit contre l’académie française quedes plaisanteries frivoles 8c insipides. La comédie desAcadémiciens de S‘ Evremond eut quelque réputation enson temps ; mais une preuve de son peu de mérite, c’estqu’on ne s’en souvient plus, au lieu que les bonnessatires de Boileau font immortelles. Je ne fais pourquoiPéliffon dit que la comédie des Académiciens tient de lafarce. 11 me semble que c’est un simple dialogue fans