Adam.
Section III.
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o U S ne vivons plus dans un siècle où l’on examinesérieusement si Adam a eu la science infuse ou non ;ceux qui ont si long-temps agité cette question n'avaientla science ni infuse ni acquise.
II est auffi difficile de savoir en quel temps fut écritle livre de la Genèse où il est parlé d Adam , que desavoir la date du Vàdam , du Hanscrit 8c des autresanciens livres asiatiques. II est important de remarquerqu’il n’était pas permis aux Juifs de lire le premierchapitre de la Genèse avant sage de vingt-cinq ans.Beaucoup de rabins ont regardé la formation d 'Adam8c d 'Eve 8c leur aventure comme une allégorie. Toutesles anciennes nations célébrés en ont imaginé depareilles; 8c par un concours singulier qui marque lafaiblesse de notre nature , toutes ont voulu expliquerl’origine du mal moral 8c du mal physique par desidées à peu près semblables. Les Chaldéens, les Indiens,les Perses, les Egyptiens ont également rendu comptede ce mélange de bien 8c de mal qui semble êtrel’apanage de notre globe. Les Juifs sortis d’Egypte yavaient entendu parler , tout greffiers qu’ils étaient,de la philosophie allégorique des Egyptiens. Ilsmêlèrent depuis à ces faibles connaissances celles qu’ilspuiíerent chez les Phéniciens 8c les Babyloniens dansun très-long esclavage ; mais comme il est naturel 8ctrès-ordinaire qu’un peuple greffier imite grossièrementles imaginations d’un peuple poli, il n’est pas surpre-nant que les Juifs aient imaginé une femme formée dela côte d’un homme, l’esprit de vie soufflé de la bouchede Dieu au visage d’Adam ; le Tigre, l’Euphrate, leDìBionn. philofoph. Tome I. F