Adorer. 83
former la femme, 8c que les jeunes gens inconsidérésqui se seraient tâté les côtes, voyant qu’il ne leur enmanquait point, auraient pu soupçonner sauteur dequelque infidélité. C’est peut-être parce que Dieu ,qui se promenait toujours à midi dans le jardind’Eden, se moque à' Adam après fa chute, 8c que ceton railleur aurait trop inspiré à la jeunesse le goûtde la plailanterie. Enfin chaque ligne de ce chapitrefournit des raisons très-plausibles d’en interdire lalecture ; mais fur ce pied-là , on ne volt pas tropcomment les autres chapitres étaient permis. C’estencore une chose surprenante que les Juifs ne dussentlire ce chapitre qu’à vingt-cinq années. II semble qu ildevait être proposé d’abord à senfance, qui reçoit toutsans examen , plutôt qu’à la jeunesse qui se piquedéjà déjuger 8c de rire. II se peut faire aussi que lesJuifs de vingt-cinq ans étant déjà préparés 8c affermis,en recevaient mieux ce chapitre dont la lecture auraitpu révolter des âmes toutes neuves.
On ne parlera pas ici de la seconde femme d 'Adamnommée Lillith , que les anciens rabins lui ont donnée ;il faut convenir qu’on fait très-peu d’anecdotes de fafamille.
ADORER.
Culte de latrie. Chanson attribuée .
Danse sacrée. Cérémonies .
IV.
■i i ’est-ce pas un grand défaut dans quelques languesmodernes qu’on se serve du même mot envers l’êtresuprême 8c une fille ? On sort quelquefois d’un sermon
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