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Tome trente-septieme.
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Adultéré.

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aïeux, hauts de six pieds, beaux, bien faits, armés d’unestramaçon que la race d’aujourd’hui pourrait à peinesoulever. Un emploi important est possédé par unhomme qui n’y a nul droit, 8c dont le cœur, la tête 8cles bras n’en peuvent soutenir le faix.

II y a quelques provinces en Europe où les filles fontvolontiers l’amour, 8c deviennent ensuite des épousesassez sages. C’est tout le contraire en France ; onenferme les filles dans des couvens, où jusqu’à présenton leur a donné une éducation ridicule. Leurs mères,pour les consoler, leur font espérer qu’elles seront libresquand elles seront mariées. A peine ont-elles vécu unan avec leur époux, qu’on s’empresse de savoir tout lesecret de leurs appas. Une jeune femme ne vit, nesoupe, ne se promène, ne va au spectacle qu’avec desfemmes qui ont chacune leur affaire réglée ; si ellen’a point son amant comme les autres, elle est cequ’on appelle dépareillée ; elle en est honteuse ; ellen’ose se montrer.

Les Orientaux s’y prennent au rebours de nous.On leur amène des filles qu’on leur garantit pucellesfur la foi d’un circasiien. On les. épouse, Sc on lesenferme par précaution, comme nous enfermons nosfilles. Point de plaisanteries dans ces pays-là fur lesdames 8c fur les maris ; point de chansons ; rien quiressemble à nos froids quolibets de cornes 8c de cocuage.Nous plaignons les grandes dames de Turquie , dePerse, des Indes ; mais elles font cent fois plus heu-reuses dans leurs sérails que nos filles dans leurscouvens.

11 arrive quelquefois chez nous qu’un mari mécon-tent, ne voulant point faire un procès criminel à fa