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hijloire ancienne bien rédigée ; il eût été à souhaiterqu’on ne l’cût point gâtée quelquefois par de tellesabsurdités. Le conte de Jaddus serait respectable , ilserait hors de toute atteinte , s’il s’en trouvait au moinsquelque ombre dans les livres sacrés ; mais comme ilsn’en font pas la plus légère mention , il est très-permisd en faire sentir le ridicule.
On ne peut douter qu 'Alexandre n’ait soumis lapartie des Indes qui est en-deçà du Gange , 8c quiétait tributaire des Perses. M. Holwell qui a demeurétrente ans chez les brames de Bénarès 8c des pays voi-sins , 8c qui avait appris non-seulement leur languemoderne , mais leur ancienne langue sacrée , nousassure que leurs annales attestent l’invasion d 'Alexandrequ’ils appellent Mahadukoit Kounha , grand brigand,grand meurtrier. Ces peuples pacifiques ne pouvaientP appeler autrement, 8c il est à croire qu’ils ne don-nèrent pas d’autres surnoms aux rois de Perse. Cesmêmes annales disent qu 'Alexandre entra chez eux parla province qui est aujourd’hui le Candahar , 8c il estprobable qu’il y eut toujours quelques forteresses furcette frontière.
Ensuite Alexandre descendit le fleuve Zombodipoque les Grecs appelèrent Sind. On ne trouve pas dansl’histoire à'Alexandre un seul nom indien. Les Grecsn’ont jamais appelé de leur propre nom une feuleville , un seul prince asiatique. Ils en ont usé de mêmeavec les Egyptiens. Ils auraient cru déshonorer lalangue grecque, s’ils Pavaient assujettie à une pronon-ciation qui leur semblait barbare, 8c s’ils n’avaient pasnommé Memphis la ville de Moph.
M. Holwell dit que les Indiens n’ont jamais connu