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Tome trente-septieme.
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Alexandre. i 5 5

ni de Porus ni de Taxile; en effet ce ne sont pas là desnoms indiens. Cependant, si nous en croyons nosmissionnaires, il y a encore des seigneurs patanes quiprétendent descendre de Porus. II se peut que cesmillionnaires les aient flattés de cette origine, 8c queces seigneurs l'ai en t adoptée. II n’y a point de pays enEurope où la bassesse n’ait inventé, & la vanité n’aitreçu des généalogies plus chimériques.

Si Flavien JoJephe a raconté une fable ridiculeconcernant Alexandre & un pontife juif, Plutarque, quiécrivit long-temps après JoJephe, paraît ne pas avoirépargné les sables fur ce héros. II a renchéri encore furQuinte-Curce ; f un 8c l'autre prétendent qu 'Alexandre,en marchant vers l’Inde, voulut se faire adorer, non-seulement par les Perses, mais aussi par les Grecs. II nes agit que de savoir ce qu Alexandre, les Perses, les Grecs,Quinte-Curce , Plutarque entendaient par adorer.

Ne perdons jamais de vue la grande règle de définirles termes.

Si vous entendez par adorer invoquer un hommecomme une divinité , lui offrir de f encens 8c dessacrifices , lui élever des autels 8c des temples , il estclair qu Alexandre ne demanda rien de tout cela. S’ilvoulait qu’étant le vainqueur 8c le maître des Perses,on le saluât à la persane , qu’on se prosternât devantlui dans certaines occasions , qu’on le traitât enfincomme un roi de Perse tel qu’il l’était, il n’y a rien làque de très-raisonnable 8c de très-commun.

Les membres des parlemens de France parlent agenoux au roi dans leurs lits de justice ; le tiers - étatparle à genoux dans les états-généraux. On sert àgenoux un verre de vin au roi d’Angleterre. Plusieurs