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Le même auteur du calendrier assure que la fêtede l’affomption est placée au 15 du mois d’augustenommé par nous août , parce que le soleil est alorsdans le signe de la Vierge.
II certifie aussi que S 1 Mathias n’est fêté au mois defévrier, que parce qu’il fut intercalé parmi les douzeapôtres , comme on intercale un jour en février dansles années bissextiles.
II y aurait peut-être dans ces imaginations astrono-miques de quoi faire rire f Indien dont nous venonsde parler ; cependant fauteur était le maître demathématiques du dauphin fils de Louis XIV, Sc bail-leurs un ingénieur 8c un officier très-estimable.
Le pis de nos calendriers est de placer toujours leséquinoxes 8c les solstices où ils ne font point, de dire :le soleil entre dans le bélier, quand il n’y entre point,de suivre f ancienne routine erronée.
Un almanach de f année passée nous trompe f annéeprésente, 8c tous nos calendriers font les almanachsdes siècles passes.
Pourquoi dire que le soleil est dans le bélier quandil est dans les poissons ? pourquoi ne pas faire aumoins comme on fait dans les sphères célestes , oùl’on distingue les signes véritables des anciens signesdevenus faux ?
II eût été très-convenable non-seulement de com-mencer f année au point précis du solstice d’hiver oude l’équinoxe du printemps, mais encore de mettretous les signes à leur véritable place. Car étantdémontré que le soleil répond à la constellation despoissons quand on le dit dans le bélier , 8c qu’il feraensuite dans le Verseau, 8c successivement dans toutes
les