AlMANACH. 175
nous avons encore , qu’il a fallu corriger dans leseizième siècle de notre ère vulgaire, 8c qu’il faudracorriger un jour, mais ils se conformèrent aux Juifspour la célébration de leurs grandes fêtes.
Ils déterminèrent d’abord leur pâque au quatorzede la lune rousse, jufqu’au temps où le concile deNicée la fixa au dimanche qui suivait. Ceux qui lacélébraient le quatorze furent déclarés hérétiques, 8cles deux partis fe trompèrent dans leur calcul.
Les fêtes de la S le Vierge furent substituées autantqu’on le put aux nouvelles lunes ou néoménies ;fauteur du Calendrier romain dit ( * ) que la raison enest prise du verset des Cantiques pnlchra ut lima , bellecomme la lune. Mais par cette raison ses fêtes devaientarriver le dimanche ; car il y a dans le même versetelecla ut Jol , choisie comme le soleil.
Les chrétiens gardèrent aussi la pentecôte. Ellefut fixée comme celle desjuiss précisément cinquantejours après pâques. Le même auteur prétend que lesfêtes de patrons remplacèrent celles des tabernacles.
II ajoute que la S 4 Jean n’a été portée au 24 dejuin , que parce que les jours commencent alors àdiminuer , 8c que S 1 Jean avait dit, en parlant deJesus-Christ , il faut qu’il croisse 8c que je diminue.Oportet illum crejcere , me autemminui.
Ce qui est très-singulier , 8c ce qui a été remarquéailleurs, c’est cette ancienne cérémonie d’allumer ungrand feu le jour de la S £ Jean , qui est le temps leplus chaud de l’année. On a prétendu que c’était unetrès-vieille coutume pour faire souvenir de l’ancienembrasement de la terre qui en attendait un second.
{ * ) Voyez CaUnirUr romain.