Amazones. 179AMAZONES.
O N a vu souvent des femmes vigoureuses & hardiescombattre comme les hommes ; l’hiíloire en fait men-tion ; car fans compter une Sémiramis , une Tomii is ,une PentèiUèe , qui font peut-être fabuleuses , il estcertain qu’il y avait beaucoup de femmes dans lesarmées des premiers califes.
C’était surtout dans la tribu des Homérites uneespèce de loi dictée par l’amour & par le courage, queles épouses secourussent 8c vengeassent leurs maris, 8c lesmères leurs enfans dans les batailles.
Lorsque le célébré capitaine Dérar combattait enSyrie contre les généraux de l’empereur Héraclius dutemps du calife Abubéker successeur de Mahomet, Pierrequi commandait dans Damas avait pris dans ses coursesplusieurs musulmanes avec quelque butin, il les condui-sait à Damas; parmi ces captives était la sœur de Dérarlui-même. L’histoire arabe à'Alvakedi, traduite parOkley , dit qu elle était parfaitement belle , 8c quePierre en devint épris ; il la ménageait dans la route ,8c épargnait de trop longues traites à ses prisonnières.Elles campaient dans une vaste plaine fous des tentes' gardéespar des troupes un peu éloignées. Caulah ( c’étaitle nom de cette sœur de Dérar ) propose à une de sescompagnes nommée OJerra , de se soustraire à lacaptivité ; elle lui persuade de mourir plutôt que d’êtreles victimes de la lubricité des chrétiens ; le mêmeenthousiasme musulman saisit toutes ces femmes ; elless’arment des piquets ferrés de leurs tentes , de leurscouteaux , espèces de poignards qu’elles portent à la
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