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Tome trente-septieme.
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182 Amazones.

L’histoire n’a point d’exemple avéré d’un courage plusgrand ni plus confiant dans une femme.

Elle avait été précédée par la célébré comtesse deMontsorten Bretagne. 33 Ceue princesse , dit d'Argent ré,,, était vertueuse outre tout naturel de son sexe ;,, vaillante de sa personne autant que nul homme :,, elle montait à cheval , elle le maniait mieux que, ? nul écuyer ; elle combattait à la main ; elle courait,

,, donnait parmi une troupe d’hommes d’armes comme,, le plus vaillant capitaine ; elle combattait par mer 8cs? par terre tout de même assurance 8cc. 33

On la voyait parcourir, l’épée à la main , ses Etatsenvahis par son compétiteur Charles de Blois. 'Non-seulement elle soutint deux assauts fur la brèched’Hennebon armée de pied en cap , mais elle fonditfurie camp des ennemis suivie de cinq cents hommes,y mit le feu 8c le réduisit en cendres.

Les exploits de Jeanne d'Arc, si connue fous le nomde la Pucelle d Orléans , font moins étonnans que ceuxde Marguerite d'Anjou 8c de la comtesse de Montjort.Ces deux princesses ayant été élevées dans la mollessedes cours , 8c Jeanne d Arc dans le rude exercice destravaux de la campagne, il était plus singulier 8c plusbeau de quitter fa cour que fa chaumière pour lescombats.

L’héroïne qui défendit Bcauvais est peut-être supé-rieure à celle qui fit lever le siège d Orléans ; ellecombattit tout aussi bien , 8c ne se vanta ni d'êtrepucelle ni d’être inspirée. Ce fut en 1472, quandf armée bourguignonne assiégeait Beauvais, que JeannePlachctte à la tête de plusieurs femmes soutint long-temps un assaut, arracha l’étendard qu un officier des