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Tome trente-septieme.
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Ame. 227

Les épicuriens fesaient leurs dieux ressemblans ànos chanoines, dont l’indolent embonpoint soutientleur divinité, & qui prennent en paix leur nectar 8cleur ambrosie en ne se mêlant de rien. Ces épicuriensenseignaient hardiment la matérialité 8c la mortalitéde famé. Us n’en furent pas moins considérés : on lesadmettait dans tous les emplois , 8c leurs atomescrochus ne firent jamais aucun mal au monde.

Les platoniciens , à l'exemple des gymnoíophistes,ne nous fesaient pas l’honneur de penser que Dieueût daigné nous former lui-même. II avait , seloneux, laissé ce soin à ses officiers, à des génies quifirent dans leur besogne beaucoup de balourdises. LeDieu des platoniciens était un ouvrier excellent, quiemployaici-bas des élèves aller médiocres. Les hommesn’en révérèrent pas moins l’école de Platon.

En un mot chez les Grecs 8c chez les Romains,autant de sectes , autant de manières de penser surDieu , sur l ame, sur le passé 8c sur l’avenir : aucunede ces sectes ne fut persécutante. Toutesse trompaient,8c nous en sommes bien fâchés ; mais toutes étaientpaisibles, 8c c’est ce qui nous confond ; c’est ce quinous condamne ; c’est ce qui nous fait voir que laplupart des raisonneurs d’aujourd’hui font des monstres,8c que ceux de f antiquité étaient des hommes. Onchantait publiquement fur le théâtre de Rome : Pojlmorlem nihil ejl; ipfaque mors nihil. 5 , Rien n’est aprèsj j la mort; la mort même n’est rien. Ces sentimensne rendaient les hommes ni meilleurs ni pires; toutse gouvernait , tout allait à l’ordinaire ; 8c les Titus ,les Trajans, les Marc-Aurèles gouvernèrent la terre endieux bienfesans.

Si nous passons des Grecs 8c des Romains aux

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