Ame.
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composées de ceux qui travaillent de leurs mains ,8c qui ne sauront jamais s’il y a eu un Locke aumonde. Dans la vingtième partie qui reste, combientrouve-t-on peu d’hommes qui lisent ? 8c parmi ceuxqui lisent, il y en a vingt qui lisent des romans, contreun qui étudie la philosophie. Le nombre de ceux quipensent est excessivement petit, 8c ceux-là ne s’avisentpas de troubler le monde.
Qui sont ceux qui ont porté le flambeau de ladiscorde dans leur patrie ? Est-ce Pomponace , Montagne,le Vayer , Dejcartes , Gajsendi, Bayle , Spinoja , Hobbes ,le lord Shaflesbury, le comte de Boulainvilliers, le consulMaillet , Toland , Collins, Fludd , Woljlon , Becker ,l’auteur déguisé sous le nom de Jacques Macé , celuide Yefpion turc , celui des lettres perjannes , des lettresjuives, des pensées philosophiques 8cc ? Non : ce sont ,pour la plupart, des théologiens, qui ayant eu d’abordl’ambition d’être chefs de secte, ont bientôt eu celled’être chefs de parti. Que dis-je ? tous les livres dephilosophie moderne, mis ensemble, 11 e feront jamaisdans le monde autant de bruit seulement qu’en a faitautrefois la dispute des cordeliers fur la forme deleurs manches 8c de leurs capuchons.
Section X.
De f antiquité du dogme de l'immortalité de l'amc.FRAGMENT.
Le dogme de fimmortalîté de l’ame est l’idée laplus consolante , 8c en même temps la plus réprimanteque l’efprit humain ait pu recevoir. Cette belle philo-sophie était, chez les Egyptiens , aussi ancienne queleurs pyramides : elle était avant eux connue chez
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