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Tome trente-septieme.
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les Perses. J’ai déjà rapporté ailleurs cette allégoriedu premier %nroaJlre , citée dans le Sadder , danslaquelle Dieu fit voir à %oroqflre un lieu de châti-mens, tel que le Dardarot ou le Keron des Egyptiens,YHadès 8c le Tartare des Grecs, que nous n avonstraduit qu imparfaitement dans nos langues modernespar le mot enfer , souterrain. Dieu montre à Tfroaflre ,dans ce lieu de châtimens, tous les mauvais rois. II yen avait un auqucl il manquait un pied : Ifroafireen demanda la raison ; Dieu lui répondit que ce roin’avait fait qu’une bonne action en sa vie , en appro-chant d'un coup de pied une auge qui n’était pasassez près d'un pauvre âne mourant de faim. Dieuavait mis le pied de ce méchant homme dans le ciel ;le reste du corps était en enfer.

Cette fable, qu’on ne peut trop répéter, fait voirde quelle antiquité était l’opinion dune autre vie.Les Indiens en étaient persuadés, leur métempsycoseen est la preuve. Les Chinois révéraient les âmes deleurs ancêtres. Tous ces peuples avaient fondé depuissans empires long-temps avant les Egyptiens.C est une vérité très-importante , que je crois avoirdéjà prouvée par la nature même du fol de l’Egypte.Les terrains les plus favorables ont dû être cultivésles premiers ; le terrain d’Egypte était le moins pra-ticable de tous , puisqu’il est submergé quatre mois del’année ; ce ne fut qu’après des travaux immenses, 8cpar conséquent après un espace de temps prodigieux,qu’on vint à bout d’élever des villes que le Nil ne pûtinonder.

Cet empire si ancien l’était donc bien moins queles empires de l’Asie ; 8c dans les uns 8c dans les autreson croyait que l’ame subsistait après la mort, II est