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Tome trente-septieme.
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A M E.

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Si Moïse avait annoncé le dogme de l’immortalitéde l ame, une grande école des Juifs ne l’aurait pastoujours combattue. Cette grande école des saducéensn’aurait pas été autorisée dans l’Etat : les saducéensn auraient pas occupé les premières charges, on n’auraitpas tiré de grands pontifes de leur corps.

II paraît que ce ne fut qu’après la fondationd’Àlexandrie que les Juifs fe partagèrent en troissectes ; les pharisiens , les saducéens 8c les esséniens.L’historien^o/q!à, qui était pharisien , nous apprend,au livre treize de ses antiquités, que les pharisienscroyaient la métempsycose : les saducéens croyaientque l’ame périssait avec le corps : les esséniens, ditencore Joscphe , tenaient les âmes immortelles ; lesâmes , selon eux, descendaient en forme aérienne dansles corps , de la plus haute région de l’air ; elles yfont reportées par un attrait violent, & après la mortcelles qui ont appartenu à des gens de bien demeurentau-delà de l’Océan, dans un pays où il n’y a ni chaudni froid , ni vent, ni pluie. Les âmes des médiansvont dans un climat tout contraire. Telle était lathéologie des Juifs.

Celui qui seul devait instruire tous les hommes ,vint condamner ces trois sectes ; mais fans lui nousn’aurions jamais pu rien connaître de notre ame,puisque les philosophes n’en ont jamais eu aucuneidée déterminée , & que Moïse , seul vrai législateurdu monde avant le nôtre , Moïse qui parlait à D 1 e uface à face, a laissé les hommes dans une ignoranceprofonde fur ce grand article. Ce n’est donc quedepuis dix-fept cents ans qu’on est certain de l’existencede Faîne & de son immortalité.

Cicéron n’avait que des doutes; son petit-fils Sc fa