284 Ana, Anecdotes.
Tous ces empoisonneurs Jont lous papijles. -—J'ai décou-vert un tueur pour moi. — Les prêcheurs romains prêchenttout haut qu il n y a plus qu'une mort à voir; ils admonejlcnttout bon catholique de prendre exemple (sur sempoisonne-ment du prince de C ondé ; ) —ò vous êtes de cettereligion! —Si je n étais huguenot ,je me serais turc.
II eít difficile, après ces témoignages de la main deHenri IV, d’être fermement persuadé qu’il fut catho-lique dans le cœur.
Autre bévue fur Henri 1V.
Un autre historien moderne de Henri IV accuse dumeurtre de ce héros le duc de Lerme ; ce/t , dit-il,! opinion la mieux établie. II est évident que c’est l’opi-nion la plus mal établie. Jamais on n’en a parlé enEspagne, 8c il n’y eut en France que le continuateur duprésident de Thou qui donna quelque crédit à ccssoupçons vagues 8c ridicules. Si le duc de Lerme premierministre employa Ravaillac, il le paya bien mal. Cemalheureux était presque fans argent quand il fut saisi.Si le duc de Lerme savait séduit ou fait séduire, sousla promesse d’une récompense proportionnée à sonattentat, assurément Ravaillac saurait nommé lui 8c sesémissaires, quand ce n eût été que pour se venger. IInomma bien le jésuite d 'Aubigny, auquel il n’avait faitque montrer un couteau ; pourquoi aurait - il épargnéle duc de Lerme ? C est unc obstination bien étrangeque celle de n’en pas croire Ravaillac dans son inter-rogatoire 8c clans les tortures ? Faut-il insulter unegrande maison espagnole sans la moindre apparencede preuves ?
Et voilà justement comme on écrit l’histoire.