Ana, Anecdotes. 307
de Kanton à sesparens , le menèrent à Paris , 8c rele-vèrent dans leur couvent de la rue S £ Antoine. Çetenfant fe fit jésuite à lage de quinze ans, 8c restaencore dix ans en France. II sait parfaitement lefrançais 8c le chinois , 8c il est assez savant. M. Bcrtin ,contrôleur général 8c depuis secrétaire d’Etat, le ren-voya à la Chine en 1763 , après l’abolissement desjésuites.
II s’appelle Ko ; il signe Ko , jésuite.
II y avait en 1772 quatorze jésuites français àPékin , parmi lesquels était le frère Ko , qui demeureencore dans leur maison.
L’empereur Kicn-Long a conservé auprès de luices moines d’Europe en qualité de peintres, de gra-veurs , d’horlogers , de mécaniciens , avec défenseexpresse de disputer jamais fur la religion, Sc de cau-ser le moindre trouble dans Fempire.
Le jésuite Ko a envoyé de Pékin à Paris des manus-crits de fa composition intitulés : Mémoires concernantl'hijloire , les sciences ò les arts des Chinois , par les mis-sionnaires de Pékin. Ce livre est imprimé , 8c se débiteactuellement à Paris chez le libraire yVjwz.
L’auteur fe déchaîne contre tous les philosophes, de l’Europe, à la page 271. II donne le nom d’illustremartyr dejESUS-CHRlST à un prince du sang tartareque les jésuites avaient séduit, 8c que le feu empereurYont-Chin avait exilé.
Ce Aio fe van te de faire beau coup de néophytes ; c’cstun esprit ardent, capable de troubler plus la Chineque les jésuites n’ont autrefois troublé le Japon.
On prétend qu’un seigneur russe , indigné de cetteinsolence jésuitique , qui s’étend au bout du monde,
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