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Tome trente-septieme.
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3oG Ana Anecdotes.

visiter les prisons. II vit les Fous de Charenton. Aprèsqu’il se fut entretenu avec eux , il demanda s’il nerestait plus personne à voir. On lui dit qu’il y avaitencore un pauvre malheureux , mais qu’il parlaitune langue que personne n’cntendait.

Un jésuite qui accompagnait le magistrat, dit quec’était la folie de cet homme de ne jamais répondre ehfrançais, qu’on n’en tirerait rien , 8c qu'il conseillaitqu’on ne se donnât pas la peine de le faire venir.

Le ministre insista. Le malheureux fut amené ; ilfe jeta aux genoux du lieutenant de police. II envoyachercher les interprètes du roi ; on lui parla espagnol,latin , grec , anglais , il disait toujours Kanton , Kan-ton. Le jésuite assura qu’il était possédé.

Le magistrat, qui avait entendu dire autrefois qu’ily a une province de la Chine appelée Kanton , s’ima-gina que cet homme en était peut-être. On fit venirun interprète des missions étrangères qui écorchait lechinois ; tout fut reconnu ; le magistrat ne fut quefaire , 8c le jésuite que dire. M. le duc de Bourbonétait alors premier ministre ; on lui conta la chose ;il fit donner de l’argent 8c des habits au chinois , Scon le renvoya dans son pays , d’où l’on ne croit pasque beaucoup de lettrés viennent jamais nous voir.

II eût été plus politique de le garder 8c de le bientraiter , que de renvoyer donner à la Chine la plustnauvaise opinion de la France.

Autre anecdote fur un jésuite danois .

Les jésuites de France missionnaires secrets à laChine dérobèrent il y a environ trente ans un enfant