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Tome trente-septieme.
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Z 1 2 Anciens et modernes.

grands personnages que Drias , Cénée, Exadius, Poliphêmeégal aux dieux , 8cc.

La postérité a bien vengé Achille du mauvais com-pliment de Kejlor , vainement loué par ceux qui nelouent que l’antique. Personne ne connaît plus Drias;on n’a guère entendu parler d 'Exadius, ni de Cénée ;8c pour Poliphême égal aux dieux, il n’a pas une tropbonne réputation, à moins que ce ne soit tenir de laDivinité que d’avoir un grand œil au front, 8c demanger des hommes tout cruds.

Lucrèce ne balance pas à dire que la nature adégénéré.

Ipsa dédit dulceis fœtus b pabula Iceta ,

Quœ nunc vix nojlro grandefcunt auâa labore;Conterimufqur. boves, b vires agricolarum bc.

La nature languit; la terre est épuisée;

L’homme dégénéré, dont la force est usée,Fatigue un sol ingrat par ses bœufs affaiblis.

L’antiquité est pleine des éloges d’une autre anti-quité plus reculée.

Les hommes, cn tout temps, ont pensé qu’autrefoisDe longs ruisseaux de lait serpentaient dans nos bois;La lune était plus grande, Sc la nuit moins obscure ;L’hiver se couronnait de fleurs Sc de verdure;L’homme, ce roi du monde, Sc roi très-fainéant,

Se contemplait à Taise, admirait son néant,

Et formé pour agir, se plaisait à rien faire Scc.

Horace combat ce préjugé avec autant de finestcque de force dans fa belle épître à Áugujle. ( a )

: », Faut-il donc , dit-il, que nos poèmes soient comme

( a ) Epist. /, lit. 2 .