Z 1 2 Anciens et modernes.
grands personnages que Drias , Cénée, Exadius, Poliphêmeégal aux dieux , 8cc.
La postérité a bien vengé Achille du mauvais com-pliment de Kejlor , vainement loué par ceux qui nelouent que l’antique. Personne ne connaît plus Drias;on n’a guère entendu parler d 'Exadius, ni de Cénée ;8c pour Poliphême égal aux dieux, il n’a pas une tropbonne réputation, à moins que ce ne soit tenir de laDivinité que d’avoir un grand œil au front, 8c demanger des hommes tout cruds.
Lucrèce ne balance pas à dire que la nature adégénéré.
Ipsa dédit dulceis fœtus b pabula Iceta ,
Quœ nunc vix nojlro grandefcunt auâa labore;Conterimufqur. boves, b vires agricolarum bc.
La nature languit; la terre est épuisée;
L’homme dégénéré, dont la force est usée,Fatigue un sol ingrat par ses bœufs affaiblis.
L’antiquité est pleine des éloges d’une autre anti-quité plus reculée.
Les hommes, cn tout temps, ont pensé qu’autrefoisDe longs ruisseaux de lait serpentaient dans nos bois;La lune était plus grande, Sc la nuit moins obscure ;L’hiver se couronnait de fleurs Sc de verdure;L’homme, ce roi du monde, Sc roi très-fainéant,
Se contemplait à Taise, admirait son néant,
Et formé pour agir, se plaisait à rien faire Scc.
Horace combat ce préjugé avec autant de finestcque de force dans fa belle épître à Áugujle. ( a )
: », Faut-il donc , dit-il, que nos poèmes soient comme
( a ) Epist. /, lit. 2 .