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Tome trente-septieme.
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Ange. 349

La doctrine des anges-gardiens fut mise en vers parHésiode contemporain dé Homère. Voici comme il s’ex-plique dans le poème des travaux 8c des jours.

Dans les temps bienheureux de Saturne 8c de Rliée,Le mal fut inconnu, la fatigue ignorée ;

Les dieux prodiguaient tout. Les humains satisfaitsNe fe disputant rien, forcés de vivre en paix ,N’avaient point corrompu leurs mœurs inaltérables.

La mort, l’aífreuse mort, si terrible aux coupables,N’était qu’un doux passage en ce séjour mortel,

Des plaisirs de la terre aux délices du ciel.

Les hommes de ces temps font nos heureux génies,Nos démons fortunés, les soutiens de nos vies;

Us veillent près de nous, ils voudraient de nos cœursEcarter, s’il fe peut, le crime 8c les douleurs 8cc.

Plus on fouille dans l’antiquité , plus on voltcombien les nations modernes ont puisé tour à tourdans ces mines aujourd’hui prefqu’abandonnées. LesGrecs , qui ont fi long-temps passé pour inventeurs ,avaient imité l’Egypte, qui avait copié les Chaldéens,qui devaient presque tout aux Indiens. La doctrinedes anges-gardiens , qu "Hésiode avait si bien chantée ,fut ensuite sophistiquée dans les écoles ; c’est tout cequelles purent faire. Chaque homme eut son bon 8cson mauvais génie, comme chacun eut son étoile.

EJl genìus natale cornes qui temperat ajlrum.

Socrate , comme on fait, avait un bon ange : maisil faut que ce soit le mauvais qui l ait conduit. Cene peut être qu’un très-mauvais ange qui engage unphilosophe à courir de maison en maison pour direaux gens , par demande 8c par réponse T que le père