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Tome trente-septieme.
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Anglicans. 35 7

des Torts , dans les dernières années de la reine Anne :mais il ne s’étendait pas plus loin qu’à casser quel-quefois les vitres des chapelles hérétiques; car la ragedes sectes a fini en Angleterre avec les guerres civiles v& ce n''était plus fous la reine Anne que les bruitssourds d’une mer encore agitée long-temps après latempête. Quand les Whigs 8c les Tons déchirèrent leurpays , comme autrefois les Guelfes 8c les Gibelins déso-lèrent s Italie , il fallut bien que la religion entrâtdans les partis ; les Toris étaient pour l’épifcopat,les Whigsìc voulaient abolir; mais ils fe font conten-tés de rabaisser quand ils ont été les maîtres.

Du temps que le comte Harlay d’Oxford 8c milordBolingbroke fêlaient boire la santé des Toris , l’Eglifeanglicane les regardait comme les défenseurs de fezsaints privilèges. L’assemblée du bas clergé , qui estune espèce de chambre des communes , composéed’ecclésiastiques, avait alors quelque crédit ; elle jouis-sait au moins de la liberté de s’alsembler, de raisonnerde controverse , 8c de faire brûler de temps en tempsquelques livres impies, c’est-à-dire écrits contr’elle.Le ministère , qui est Whig aujourd’hui, ne permetpas seulement à ces messieurs de tenir leur assemblée ;ils font réduits dans l’obfcurite de leur paroisse autriste emploi de prier Dieu pour le gouvernement,qu’ils ne seraient pas fâchés de troubler.

Quant aux évêques , qui font vingt-six en tout ,ils ont séance dans la chambre haute en dépit desWhigs , parce que la coutume ou l’abus de les regar-der comme barons subsiste encore. II y a une clausedans le serment que l’on prête à l’Etat , laquelleexerce bien la patience chrétienne de ces messieurs;

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