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Tome trente-septieme.
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I

558 Anglicans.

on y promet d’être de l’Eglise comme elle est établiepar la loi. II n’y a guère d’évêques, de doyens , d’ar-chiprêtres qui ne pensent l’être de droit divin ; c estdonc un grand sujet de mortification pour eux d’êtreobligés d’avouer qu’ils tiennent tout d une misérableloi faite par de profanes laïques. Un savant religieux( le père Couraytr ) a écrit depuis peu un livre pourprouver la validité 8c la succession des ordinationsanglicanes. Cet ouvrage a été proscrit en France ;mais croyez-vous qu’il ait plu au ministère d’Angle-terre ? Point du tout ; les maudits Whigs se soucienttrès-peu que la succession épiscopale ait été inter-rompue chez eux ou non , 8c que l’évêque Parkerait été consacré dans un cabaret (comme on le veut)ou dans une église : ils aiment mieux même que lesévêques tirent leur autorité du parlement que des

apôtres. Le lord B -dit que cette idée de droit

divin ne servirait qu a faire des tyrans en camail 8cen rochet , mais que la loi fait des citoyens.

A l’égard des mœurs, le clergé anglican est plusréglé que celui de France, 8c en voici la cause. Tousles ecclésiastiques font élevés dans l’université d Ox-ford ou dans celle de Cambridge , loin de la corrup-tion de la capitale. 11s ne font appelés aux dignitésde l’Eglise que très-tard , 8c dans un âge où leshommes n’ont d’autres passions que l’avarice, lorsqueleur ambition manque d’aliment. Les emplois fontici la récompense des longs services dans l’Eglise,aussi-bien que dans l’armée : on n’y voit pas desjeunes gens évêques ou colonels au sortir du collège ;de plus les prêtres font presque tous. mariés. Lamauvaise grâce contractée dans l’université, 8c le pet»