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Tome trente-septieme.
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Antiquité. 3/5

plus que pour se réjouir à la naissance de son fils,Sc pour pleurer ou faire semblant de pleurer à la mortde son père. Chaque homme est fort aise de revoirla lune après savoir perdue pendant quelques nuits.II est cent usages qui font si naturels à tous leshommes, qu’on ne peut dire que ce font les Basquesqui les ont enseignés aux Phrygiens, ni les Phrygiensaux Basques.

On s’est servi de seau 8c du feu dans les temples,cette coutume s’introduit d’elle-même. Un prêtre neveut pas toujours avoir les mains sales. II faut du feupour cuire les viandes immolées , 8c pour brûlerquelques brins de bois résineux, quelques aromatesqui combattent l’odeur de la boucherie sacerdotale.

Mais les cérémonies mystérieuses dont il est sidifficile csavoir l’intelligence, les usages que la naturen’enseigne point, en quel lieu , quand, où, pourquoiles a-1-on inventés? qui les a communiqués auxautres peuples ? II n’est pas vraisemblable qu’il soittombé en même temps dans la tête d’un arabe 8c d’unégyptien de couper à son fils un bout du prépuce,ni qu’un chinois 8c un persan aient imaginé à la soisde châtrer des petits garçons.

Deux pères n’auront pas eu en même temps, dansdifférentes contrées , sidée d’égorger leur fils pourplaire à Dieu. II faut certainement que des nationsaient communiqué à d’autres leurs folies sérieuses ouridicules ou barbares.

C’est dans cette antiquité qu’on aime à fouillerpour découvrir, si on peut, le premier insensé 8c lepremier scélérat qui ont perverti le genre-humain.

Mais comment savoir si Jèhtui en Phénicie fut

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