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Tome trente-septieme.
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378
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3/8 Antiquité.

Section III.

Fêtes injlituêes fur des chimères.

J E ne sais s’il y eut dans toute rantiquité une feulefête fondée fur un fait avéré. On a remarqué ailleursà quel point font ridicules les scoliastes qui vousdisent magistralement : Voilà une ancienne hymne àl’honneur à'Apollon qui visita Claros ; donc Apollon estvenu à Claros. On a bâti une chapelle à Perjèe , doncil a délivré Andromède. Pauvres gens ! dites plutôt :Donc il n’y a point eu d 'Andromède.

Hé, que deviendra donc la savante antiquité quia précédé les olympiades ? Elle deviendra ce qu elleest, un temps inconnu , un temps perdu , un tempsd’allégories 8c de mensonges , un temps méprisé parles sages , 8c profondément discuté par les sots qui seplaisent à nager dans le vide comme les atomesd 'Epicure.

II y avait par-tout des jours de pénitence , desjours d’expiation dans les temples: mais ces jours nes’appelèrent jamais d’un mot qui répondît à celui defêtes. Toute fête était consacrée au divertissement;& cela est si vrai que les prêtres égyptiens jeûnaientla veille pour manger mieux le lendemain : coutumeque nos moines ont conservée. II y eut sans doutedes cérémonies lugubres ; on ne dansait pas le branledes Grecs en enterrant ou en portant au bûcher sonfils Sc fa fille; c’était une cérémonie publique , maiscertainement ce n’était pas une fête.