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Tome trente-septieme.
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379
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Antiquité. 379

Section IV.

De t antiquité clés Jêtcs qu on prétend, avoir toutes étélugubres.

D E s gens ingénieux 8c profonds , des creufeursd’antiquités, qui sauraient comment la terre était faiteil y a cent mille ans, si le génie pouvait le savoir, ontprétendu que les hommes réduits à un très-petitnombre dans notre continent 8c dans l’autre, encoreeffrayés des révolutions innombrables que ce triste globeavait essuyées, perpétuèrent le souvenir de leurs mal-heurs par des commémorations funestes 8c lugubres.Toute fête , disent-ils ,fut un jour d,'horreur, injlitué pourJaire souvenir les hommes que leurs pères avaient été détruitspar les feux échappés des volcans , par des rochers tombésdes montagnes , par Virruption des mers , par les dents òles griffes des bêtes sauvages , par la famine , la peste ù lesguerres.

Nous ne sommes donc pas faits comme les hommesfêtaient alors. On ne s est jamais tant réjoui àLondres qu’après la peste 8c l’incendie de la villeentière fous Charles II. Nous fîmes des chansonslorsque les massacres de la S £ Barthelemi duraientencore. On a conservé des pasquinades faites le len-demain de f assassinat de Coligni ; on imprima dansParis : Paffio domini nostri Gaspardi Colignii secundùmBartholomœum.

II est arrivé mille fois que le sultan qui règne àConstantinople, a fait danser ses châtrés 8c ses oda-liques dans des salions teints du sang de ses frères 8cde ses visirs.