Apis. 401
dit qu’il a vu. On peut disputer avec respect contre unpère de l’Eglise sur ce qu’il a entendu dire ; mais furce qu’il a vu de ses yeux , cela est bien fort. Quoiqu’il en soit, le plus sûr est de se défier de tout, 8c dece qu’on a vu soi-même.
Encore un mot sur l’anthropophagerie. On trouvedans un livre qui a eu assez de succès chez les hon-nêtes gens , ces paroles ou à peu près :
Du temps de Cromwell une chandelière de Dublinvendait d’excellentes chandelles faites avec de la graissed’Anglais. Au bout de quelque temps un de ses cha-lans se plaignit de ce que fa chandelle n’était plus sibonne. Monsieur , lui dit-elle , c’est que les Anglaisnous ont manqué.
Je demande qui était le plus coupable , ou ceuxqui assassinaient des anglais, ou la pauvre femme quifesaitde la chandelle avec leur suif? Je demande encorequel est le plus grand crime, ou de faire cuire unAnglais pour son dîner, ou d’en faire des chandellespour s’éclairer à souper ? Le grand mal, ce me semble,est qu’on nous tue. II importe peu qu’après notre mortnous servions de rôti ou de chandelle ; un honnêtehomme même n’est pas fâché d’être utile après famort.
APIS (*)
I_i E bœuf Apis était-iladoréàMemphis comme dieu,comme symbole ou comme bœuf? 11 est à croire queles fanatiques voyaient en lui un dieu , les sages unsimple symbole, 8c que le sot peuple adorait le bœuf.Cambyje fit-il bien quand il eut conquis f Egypte , de
) Voyez bœuf.
Diflionn. philofoph. Tome I. C c