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Tome trente-septieme.
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411
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Apocryphes. 411

Quant au peuple juif, il est certain qu'il y eut destemps où il ne put lire les divines écritures, puisqu’ilest dit dans le quatrième livre des Rois, (c) 8c dansle deuxième clés Paralipomènes (st) que fous le roiJosias on ne les connaissait pas, & qu’on en trouvapar hasard un seul exemplaire dans un coffre chez legrand-prêtre Hclcias ou Helkia.

Les dix tribus qui furent dispersées par Salmanatar ,n’ont jamais reparu ; 8c leurs livres , si elles en avaient,ont été perdus avec elles. Les deux tribus qui surentesclaves à Babylone , 8c qui revinrent au bout desoixante 8c dix ans , n’avaient plus leurs livres ; ou dumoins ils étaient très-rares 8c très-défectueux, puisqueEJdras fut obligé de les rétablir. Mais quoique ceslivres fussent apocryphes pendant la captivité deBabylone, c’est-à-dire cachés, inconnus au peuple,ils étaient toujours sacrés ; ils portaient le sceau de ladivinité, ils étaient, comme tout le monde en convient,le seul monument de vérité qui fût sur la terre.

Nous appelons aujourd’hui apocryphes les livres quine méritent aucune créance, tant les langues fontsujettes au changement. Les catholiques 8c les protes-tans s’accordent à traiter d’apocryphes en ce sens 8c àrejeter,

La prière de Manajfé roi de Juda , qui se trouvedans le quatrième livre des Rois ;

Le troisième ò quatrième livre des Machabées ;

Le quatrième livre d'EJdras , quoiqu’ils soient incon-testablement écrits par des Juifs ; mais on nie que lesauteurs aient été inspirés de Dieu , ainsi que les autresJuifs.

{c ] Chap. XXII, v. S.

(J) Chap. XXXIV, v. 14.