410 Apocryphes.
APOCRYPHES.
Du mot grec qui signifie caché.
O N remarque très-bien, dans le Dictionnaire ency-clopédique, que les divines écritures pouvaient êtreà la lois sacrées 8c apocryphes; sacrées, parce quellesfont indubitablement dictées par Dieu même ; apo-cryphes, parce quelles étaient cachées aux nations8c même au peuple juif.
Ou’elles fussent cachées aux nations avant la tra-duction grecque faite dans Alexandrie fous les Ptolomées,c’eíl une vérité reconnue. Jofiphe l’avoue (a) dans laréponse qu il fit à Appion , après la mort à'Appion ; 8cson aveu n’en a pas moins de poids, quoiqu’il pré-tende le fortifier par une fable. 11 dit dans son histoire,(/;) que les livres juifs étant tous divins, nul historien,nul poète étranger n’en avait jamais osé parler. Etimmédiatement après avoir assuré que jamais personnen'osa s’exprimer fur les lois juives, il ajoute que f his-torien Thèopompe ayant eu feulement le dessein d’eninsérer quelque chose dans son histoire, Dieu le Tenditfou pendant trente jours ; qu’enfuite ayant été avertidans un songe qu’il n’était fou que pour avoir vouluconnaître les choses divines, 8c les faire connaître auxprofanes, il en demanda pardon à Dieu, qui le remitdans son bon sens.
JoJephe , au même endroit, rapporte encore qu’unpoète nommé Théodeâe ayant dit un mot des Juifs vdans ses tragédies, devint aveugle, 8c que Dieu ne luirendit la vue qu’après quil eut fait pénitence.
( a ) Liv. I, chap. IV. ( h ) Liv. XII, chap. II.