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Tome trente-septieme.
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Apocryphes.

Les Gejles du bienheureux Philippe. II alla prêcher enScythie. On voulut lui faire sacrifier à Mars ; mais ilfit sortir un dragon de l’autel qui dévora les enfansdes prêtres ; il mourut à Hiérapolis à lage de quatre-vingt-sept ans. On ne sait quelle est cette ville ; il yen avait plusieurs de ce nom. Toutes ces histoirespassent pour être écrites par Abdias , évêque de Baby-lone, Sc font traduites par Jules africain.

XVIII.

A cet abus des saintes écritures on en a joint unmoins révoltant, 8c qui ne manque point de respectau christianisme comme ceux qu’on vient de mettresous les yeux du lecteur. Ce font les liturgies attri-buées à S‘ Jacques , à S‘ Pierre , à S‘ Marc , dont lesavant Lillemont a fait voir la fausseté.

XIX.

Fabricius met parmi les écrits apocryphes Y Homélieattribuée à S 1 Augujlin, fur la manière dont Je forma leSymbole: mais il ne prétend pas fans doute que le Symbole.que nous appelons des apôtres , en soit moins sacré Scmoins véritable. 11 est dit dans cette homélie, dans RufinSc ensuite dans Isidore , que dix jours après l’ascension lesapôtres étant renfermés ensemble de peur des Juifs ,Pierre dit: Je crois en Dieu le père tout-puijfant. André,Et en Jesus-Christ son JUs. Jacques , Qui a été conçudu Saint-Esprit. Et qu’ainsi chaque apôtre ayant pro-noncé un article, le symbole fut entièrement achevé.

Cette histoire n étant point dans les Ables des apôtres ,on est dispensé de la croire ; mais on n’est pas dis-pensé de croire au Symbole dont les apôtres ont enseigné