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Tome trente-septieme.
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446 Apostat.

même. (st) II disait en se trompant : Nous ne devonspas les haïr , mais les plaindre ; ils font déjà ajsez malheu-reux d errer dans la choje la plus importante.

Ayons pour lui la même compassion , puisque noussommes sûrs que la vérité est de notre côté.

II rendait exactement justice à ses sujets, rendons-ladonc à fa mémoire. Des Alexandrins s’emportentcontre un évêque chrétien , méchant homme, il estvrai, élu par une brigue de scélérats. C’étaitlefils d’unmaçon, nommé George Biordos. ( i ) Ses mœurs étaientplus basses que fa naissance , il joignait la perfidie laplus lâche à la férocité la plus brute , Sc la supersti-tion à tous les vices ; avare, calomniateur, persécuteur,imposteur, sanguinaire , séditieux , détesté de tous lespartis ; enfin les habitans le tuèrent à coups de bâton.Voyez la lettre que l’empereur Julien écrit aux Alexan-drins fur cette émeute populaire. Voyez comme il leurparle en père Sc en juge.

55 Quoi ! au lieu de me réserver la connaissance de55 vos outrages , vous vous êtes laissés emporter à la55 colère, vous vous êtes livrés aux mêmes excès que55 vous reprochez à vos ennemis ! George méritait55 cl’être traité ainsi; mais cen’était pas à vous d’être55 ses exécuteurs. Vous avez des lois, il fallait deman-55 der justice 8 cc. ,5

On a osé flétrir Julien de l’infame nom dé intolérantSc de persécuteur , lui qui voulait extirper la persécutionSc l’intolérance. Relisez sa lettre cinquante-deuxième,

( a ) Lettre LII de rempereur Julien,

( i ) Biord , fils d’un maçon, a été évêque d’Anneci au iS e siécle.Comme il ressemblait beaucoup à George d’Alexandrie, M. de Voltaireson diocésain s’est amusé à joindre au nom dc sévêque le surnom deBiordos .