Apostat. 449
>1 voulu moi-même relever ses ruines; je n’en parlen que pour montrer l’extravagance de leurs prophètes11 qui trompaient de vieilles femmes irnbécilles. Quidde íemplosuo dicent , quod,cùm tertioJit eversum , nondumad hodiernam ufque diem in/lauratur? Hœc ego , non utillisexprobrarem , in médium, adduxi , utpote qui templum illudtanto intervallo à ruinis excitare voliterim ; Jed ideò comme-moravi , ut ojìenderem delirajfe prophetas ijìos quibus cumJlolidis aniculis negotium erat.
N’est-il pas évident que l’empereur ayant fait atten-tion aux prophéties juives, que le temple serait rebâtiplus beau que jamais , & que toutes les nations yviendraient adorer, crut devoir révoquer la permissionde relever cet édifice ? La probabilité historique seraitdonc, par les propres paroles de.Fempereùr , qu’ayantmalheureusement en horreur les livres juifs, ainsi queles nôtres, il avait enfin voulu faire mentir les pro-phètes juifs.
L’abbé de la Blétrie , historien de l’empereur Julien ,n’entend pas comment le temple de Jérusalem futdétruit trois fois. II dit ( c ) qu’apparemment Juliencompte pour une troisième destruction la catastrophearrivée fous son règne. Voilà une plaisante destructionque des pierres d’un ancien fondement qu on n’a puremuer ! Comment cet écrivain n’a-t-il pas vu que letemple bâti par Salomon , reconstruit par 'lorobabel ,détruit entièrement par Hérode, rebâti par Hérode mêmeavec tant de magnificence , ruiné enfin par Titus, faitmanifestement trois temples détruits ? Le compte estjuste. II n’y a pas là de quoi calomnier Julien . ( d )
( c ) Page 399.
( tl ) Julien pouvait même compter quatre destructions du temple ,puisqu^KftocÀKj Eupalor en fit abattre tous les murs.
Diclionn. philojoph. Tome I. F f