Argent. 507
d’angélots 8c de carolus qui circulaient en Francen’avaient pas un grand crédit. On prétend quel’Arnérique 8c l’Asie lui valurent à peu près dixmillions de ducats de revenu. 11 eût en effet achetél’Europe avec son argent, sans le fer de Henri IV 8cles flottes de la reine Elisabeth.
Le Dictionnaire encyclopédique, à l’article Argent,cite f Esprit des lois, dans lequel il est dit :,, J’ai ouï,, déplorer plusieurs fois l'aveuglement du conseil de,, François 1 , qui rebuta Christophe Colomb qui lui,, proposait les Indes ; en vérité, on fit peut-être parj j imprudence une chose bien sage. ,r
Nous voyons, par l’énorme puissance de Philippe,que le conseil prétendu de François I n’aurait pasfait une choseJisage. Mais contentons-nous de remar-quer que François I n’était pas né , quand on prétendqu’il refusa les offres de Christophe Colomb; ce génoisaborda en Amérique en 1492 , 8c François I naquiten 1494, 8c ne parvint au trône qu’en 1515.
Comparons ici le revenu de Henri III, de Henri IV8c de la reine Elisabeth , avec celui de Philippe II; lesubside ordinaire à'Elisabeth n’était que de cent millelivres sterling; 8c avec l’extraordinaire , il fut, annéecommune , d’environ quatre cents mille ; mais ilfallait qu’elle employât ce surplus à se défendre dePhilippe II. Sans une extrême économie elle étaitperdue, 8c l’Angleterre avec elle.
Le revenu de Henri III se montait à la vérité àtrente millions de livres de son temps ; cette sommeétait à la seule somme que Philippe II retirait desIndes , comme trois à dix ; mais il n’entrait pas le