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des droits Lien différente d’égalité insensée des fortunes, voilàce qu’avaient désiré les hommes éclairés de toutes les nationset de tous les âges, voilà le fruit que nous retirons de quinzeannées d’une pénible et laborieuse expérience ; voilà les bien-faits que contient, et que doit transmettre à nos derniers ne-veux le Sénatus-consulte que nous vous présentons. Ilélève une barrière invincible contre toute institution qui n’au-rait pas pour base la liberté publique, le bonheur et la gloiredu peuple français ; il affermit les fortunes et les propriétésde toute nature dans les mains des citoyens, il brise à jamaisles efforts de cette famille, si justement et si unanimementproscrite qui, après avoir lassé la patience des Français parune administration faible et désordonnée, après avoir trahiscs engugemens les plus sacrés, a osé méditer encore la des-truction du peuple, qu’elle ne devait plus gouverner, et quidésormais ne pourrait traîner à sa suite que des chaînes et despoignards.
Toutes nos institutions vont recevoir une force nouvelle, etsi la passion du bien public n’absorbait pas toutes vos affec-tions, je remarquerais que les fonctions des Tribuns serontplus durables et la présidence duTribunat plus honorée.
Ce monument repose sur un grand acte de reconnaissanceet de justice nationale ; il exprime la volonté constante etunanime du peuple français ; je ne crains pas de le dire, per-sonne ne peut s’honorer justement de l’avoir provoqué le pre-mier. Et lorsque vous pressiez le Chef du Gouvernement demettre le vaisseau de l’Etat à l’abri des tempêtes inséparablesde l'élection dans un Empire immense, qui nécessairementrenferme tant d’élémens d’agitation, vous cédiez vous-mèmeau vœu national qui vous pressait de toutes parts.
Oui, s'il a pu exister quelque dissentiment sur des pointsde politique et d’administration, il n’en existe aucun sur levœu qui proclame Napoléon Bonaparte , Empereur des Fran-çais, ni sur le vœu qui fixe dans sa famille un gouvernementinvesti du pouvoir nécessaire pour le maintien de l’autoritéqui lui fut déléguée, et cependant circonscrite par de justeslimites qu’il ne saurait franchir; un gouvernement qui exercedans la formation de la loi, une influence qu’on n’aurait pului enlever sans s’exposer à toutes les horreurs de l’anarchie,mais qui cependant ne peut ni faire la loi, ni établir les con-tributions, ni modifier notre régime sans le concours libre etparfait des Organes de la volonté nationale ; un gouvernemententin formé par le peuple, digne également d’une nation gé-néreuse, et du héros qui l’a retenue sur le penchant det’abîme.
Je m’arrête.pourquoi parlerai-je de celui qui remplit.
toute la terre du bruit de son nom, de sa gloire et de ses ver-tus? llâtons-nous plutôt de nous faire connaître le nouveaubienfait d’une organisation qui, consolidant et perfectionnant