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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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des droits Lien différente dégalité insensée des fortunes, voilàce quavaient désiré les hommes éclairés de toutes les nationset de tous les âges, voilà le fruit que nous retirons de quinzeannées dune pénible et laborieuse expérience ; voilà les bien-faits que contient, et que doit transmettre à nos derniers ne-veux le Sénatus-consulte que nous vous présentons. Ilélève une barrière invincible contre toute institution qui nau-rait pas pour base la liberté publique, le bonheur et la gloiredu peuple français ; il affermit les fortunes et les propriétésde toute nature dans les mains des citoyens, il brise à jamaisles efforts de cette famille, si justement et si unanimementproscrite qui, après avoir lassé la patience des Français parune administration faible et désordonnée, après avoir trahiscs engugemens les plus sacrés, a osé méditer encore la des-truction du peuple, quelle ne devait plus gouverner, et quidésormais ne pourrait traîner à sa suite que des chaînes et despoignards.

Toutes nos institutions vont recevoir une force nouvelle, etsi la passion du bien public nabsorbait pas toutes vos affec-tions, je remarquerais que les fonctions des Tribuns serontplus durables et la présidence duTribunat plus honorée.

Ce monument repose sur un grand acte de reconnaissanceet de justice nationale ; il exprime la volonté constante etunanime du peuple français ; je ne crains pas de le dire, per-sonne ne peut shonorer justement de lavoir provoqué le pre-mier. Et lorsque vous pressiez le Chef du Gouvernement demettre le vaisseau de lEtat à labri des tempêtes inséparablesde l'élection dans un Empire immense, qui nécessairementrenferme tant délémens dagitation, vous cédiez vous-mèmeau vœu national qui vous pressait de toutes parts.

Oui, s'il a pu exister quelque dissentiment sur des pointsde politique et dadministration, il nen existe aucun sur levœu qui proclame Napoléon Bonaparte , Empereur des Fran-çais, ni sur le vœu qui fixe dans sa famille un gouvernementinvesti du pouvoir nécessaire pour le maintien de lautoritéqui lui fut déléguée, et cependant circonscrite par de justeslimites quil ne saurait franchir; un gouvernement qui exercedans la formation de la loi, une influence quon naurait pului enlever sans sexposer à toutes les horreurs de lanarchie,mais qui cependant ne peut ni faire la loi, ni établir les con-tributions, ni modifier notre régime sans le concours libre etparfait des Organes de la volonté nationale ; un gouvernemententin formé par le peuple, digne également dune nation gé-néreuse, et du héros qui la retenue sur le penchant detabîme.

Je marrête.pourquoi parlerai-je de celui qui remplit.

toute la terre du bruit de son nom, de sa gloire et de ses ver-tus? llâtons-nous plutôt de nous faire connaître le nouveaubienfait dune organisation qui, consolidant et perfectionnant