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et les autre?, comme les Perses, par un respect, superstitieuxdes lois, se mettent dans un tel esclavage sou» ceux qui de-vraient faire léguer les lois, que ceux-ci régnent eux-mêmes,et qu'il n’y a plus d’autre loi réelle que leur volonté ab»olue.
Ainsi les uns et les autres s’éloignent du but, qui est uneliberté modérée par la seule autorité des lois, dont ceux quigouvernent ne devraient être que les simples défenseurs.Celui qui gouverne doit être le plus obéissant à la loi,sa personne, détachée de la loi, n’est rien, et elle n’est con-sacrée qu'autant qu’il est lui-même, sans intérêt et sanspassion la loi vivante donnée pour le bien des hommes. Enlisant ce morceau si digne de l’Archevêque de Cambrai et decelui qu’il fait parler, on croit lire le préambule du ^énatus-cousulte du .8 Floréal. Ces lignes remarquables forment,en quelque sorte, la préface et l’extrait du contrat synallag-matique, établi dans les clauses du grand acte, où l’on a sti-pulé les engagemens réciproques, et les droits respectifs entrele Peuple et l’Empereur.
Plus on étudiera les dispositions de ce contrat auguste,pesées pendant deux mois avec une maturité et un calme siimposai!», plus on se convaincra que le Sénat conservateur atâché de répondre, iion par esprit de corps, mais par espritnational, et à su mission, et à la confiance que vous lui aveztémoignée. Plus on y trouvera surtout l’empreinte de votregénie. Le Sénat , fidèle à son titre, a voulu conserver toutesnos institutions.en les fortifiant. Vous avez partagé ses vues;non content de les accueillir, vous avez provoqué toutes lesidées libérales. Ceux qui ont pu être témoins de ces discus-sions profondes, par lesquelles ou préparait un acte de cetteimportance, se sont félicités d’admirer plus près et votreamour pour la Patrie, et votre respect pour le peuple. Ah!sans doute, avec un grand homme tel que notre auguste Em-pereur, nous n’aurions pas besoin de prendre tant de précau-tions pour garantir nos droits dont il est pénétré. Nous n’au-rions eu qu’à nous livrer, qu’à nous confier à lui-même. Nousaurions pu nous dire que votre Majesté, poursuivie à touteheure par un génie inexorable, par le soin de sa propre gloire,se délassant pur le travail, n’ayant qç’uu but et qn’uu objet,n’existe en quelque sorte que pour la noble ambition de rendreles français heureux. Oui, votre Majesté est -vraiment cetteloi vivante et donnée pour le bien des hommes, dont parleFénelon . Mais qu’il est consolant pour nous d’avoir vu sasollicitude, pour les chances de t’avenir, aller en quelquesorte au-devant de nos craintes ! Que nous sommes encoura-ges par les mesures qu’elle a prises pour perpétuer sou espritdans tous les rejetons de la famille impériale, et pour assurerparmi eux la survivance des lumières qui les rendra plus dignesde la transmission du sceptre et de l’autorite j Que noussommes heureux de pouvoir annoncer à nos conncitoyens, que