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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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si lexpérience ou le besoin du peuple indiquent paria suitequil manque quelque chose au Sénutus-consulte médité avectant de soin, votre Majesté, informée des désirs du peuplefrançais, sempressera dv déférer; que vous navez en vue quela félicité publique, lencouragement des vertus, le triomphedes bonnes mœurs, les progrès 1 de lagriculture, la splendeurdu commerce, l'éclat des arts et des sciences, lessor de tousles grands talens, la propagation de toutes les lumières ; enfin,par-dessus tout, lhonneur du nom français , et que, si voussuivez toujours vos propres inspirations, chaque moment devotre règne resserrera de plus en plus les liens du contrat quivient dintervenir de lempereur au peuple, et les oblige lunet lautre.

M ais, Sire, en ce grand jour, nos yeux cherchent en vainauprès de votre Majesté Impériale, celui de vos augustesfrères, appelé le premier, dans la chartre nationale, au titrede lhérédité. Eu lui les membres du Sénat chérissent uncollègue aimable et vertueux ; en lui plusieurs peuples révèrentun négociateur intègre. Le Sénat aurait désiré de le voir icià sa tête, comme grand Electeur , et de le saluer sous le titrequi lui est, et quil rendra si glorieux, de Sou Altesse Im-périale le Prince Joseph Bonaparte . Mais vous avez vouluquil ait de nouveaux droits à lamour de la nation. Vouslavez envoyé à lannée sur les côtes. Cette main respectéequi a signé trois fois la paix à Luneville , à Morfontaine, etenfin dans Amiens , a quitté tout-à-coup la plume pacifiquepour lépée vengeresse de linfraction des traités. Sire, quelssouvenirs et quel rapprochment ! Cestlefi germinal, an9> quevotre illustre frère signait la paix dAmiens , avec un cabinetperfide ; cest le 6 Germinal, an 12 que la preuve authentiquedes attentats ourdis contre votre existence par un agent diplo-matique de ce gouvernement parjure, nous a déterminés à vouspresser de mettre un terme aux trames des conspirateurs, auxrêves des ambitieux, et aux inquiétudes de tous les bonsFrançais . Vous avez rempli nos désirs. Le Sénatus-eonsultedu 28 Floréal est un monument immortel dont nous devonspeut-être remercier nos ennemis. Jamais la haine aveugle duministère britannique ne fut si utile à la France . Il ne sedoute pas du service éminent que nous ont rendu ses fureurs.En voulant vous assassiner, il sest flétri lui-même aux yeuxdes nations; mais il a averti la nation française de ce qu'il luirestait à faire pour déconcerter à jamais les atroces combinai-sons du Cabinet de Londres , et des Français qui savilissentau point détre ses s:.élites. Oui, sous ce point de vue, le fiGerminal est un jour qui devra être inscrit dans les fastes denotre histoire. Ce jour a raffermi la grande République surdimmuables fondeinens; ce jour, sans sortir de Paris , nousavons vaincu lAngleterre.

Souffrez, Sire, que le Sénat sapplaudisse davoir saisi une