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l’article premier du titre 3 de la seconde partie du code pénal,et par les articles I, 2. et 3 de la loi du <) ventôse, an 12, re-lative aux receleurs de Georges ét autres brigands.
Expose ce qui suit :
L’armée de Coudé était en Brisgaw, lorsque le gouverne-ment anglais crut devoir la prtndre à sa solde, au mois d’avril,1795 .
Pour en diriger le mouvement, Wickliam et Craufurd serendent à Mulheim .
A peine y sont-ils, qu’on pense aux moyens de corrup-tion.
La preuve en existe dans une pièce trouvée à Venise , dan*le portefeuille de d’Antraigues. Elle est écrite en entier desa main.
Elle est en tête de la correspondance saisie à Ofifembourg-,dans le charriot de Kliuglin, le 2 floréal, an 5, envoyéeail ministre de la Police, par le général Moreau, le 10 Ven-démiaire, an 6, et imprimée par ordre du gouvernementfrançais .
Suivant cette pièce, on appelle à Malheim un cidevantcomte fiançais, habile dans l’art de manier les esprits.
On lui propose de faire sonder les dispositions du généralPichegru dont le quartier général est à Altkirch .
L’ex-comte y consent il se rend à Neufchatel, et choisitdeux personnes qu’il croit susceptibles de faire des démarches,avec discrétion et intelligence.
Ces deux personnes partent le 13 août : elles ont de lapeine à joindre Pichegru ; les obstacles sont toujours renais-sans. Enfin, une d’elles saisit une occusion, lui parle d’unobjet iuddféreiit, puis lui dit qu’elle a quelque chose à luicommuniquer de la part du Prince de Coudé.
_ Pichegru la conduit dans un Cabinet reculé, it élant tète àtete, lui dit expliquez-vous ; que veut Monseigneur Le Princede Condé.
La personne hésite et balbutie. Rassurez-vous, lui ditPichegru ; je pense comme le Prince de Condé. Que veut-ilde moi ?
La réponse est facile à deviner ; mais la personne n’avait pasd’instructions par écrit à communiquer. Pichegru ne veutpas s’expliquer.
Il assigne un rendez-vous à trois jours, au quartier général,à heure lixe.
Le ci-devant Prince de Condé, investi de tous pouvoirs, parle prétendant, avait transmis à l’ex-couite ceux nécessaire#pour entamer uue négotiation avec Pichegru .
Cet ex-comte lui écrit une lettre, dans laquelle il em-ploie tous les moyeu» possibles pour intéresser ton orgueil.
Il lui parle de la reconnaissance du Prétendant ;