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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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De lintention de le nommer maréchal de France, et g oc»verneur dAlsace ;

De lui donner le cordon rouge, le Château de Chambord avec son parc, douze pièces de canon enlevées aux Autrichiens,un million dargent comptant, 200 mille Liv de rente, un Hô-tel à Paris , &c. &c.

De donner le nom de Pichegru à la commune dArbois , delexempter de tout impôt pendant 15 ans.

De confirmer dans leurs grades tous les Officiers de larméequil commandait.

Dassurer un traitement à tout Commandant de place quitrahirait, et une exemption dimpôt, pour toute ville qui ou-vriroit ses portes ;

Il ajoute, que le Prince de Condé désire quil proclame leRoi dans ses murs, lui livre la ville dHuningue , et se réunissepour marcher sur Paris .

Pichegrti, après avoir lu cette lettre, demande une preuveformelle que le ci-devant Prince de Condé approuve ce que luiécrit son agent.

La répou-e est rapportée à cet agent, qui se rend au-près du ci-devant Prince de Condé, pour lengager à écrire àPichegru .

La lettre, après beaucoup d'observations, est enfin écrite;elle assure Pichegru quil doit avoir pleine confiance dans' leslettres que cet agent lui écrira de sa part. Pichegru , en lou-vrant, reconnaît lécriture et la signature, il la remet aussitôtau porteur en lui disant: Jai vu lasignature et cela me suffit,la parole du Prince est un gage dont tout Français doit secontenter: reportez-lui sa lettre.

Il souvre alors sur la communication qui lui a été faite :je ne ferai rien dincomplet, dit-il ; je ne veux pas être letroisième tome de la Fayette et de Dumouriez ; je connaismes moyens, ils sont aussi sûrs que vastes ; ils ont leur racine,non-seulement dans mou armée, mais à Paris ; dans la conven-tion, dans les départemens, dans les années des généraux mescollègues, qui pensent comme moi.

Je ne veux rien faire de partiel ; il faut en finir.

La France ne peut exister en République , il lui faut un Roi,il faut Louis XVIII , mais il ne faut commencer la contre-révo-lution que lorsquon sera sur de lopérer promptement; voilàquelle est ma devise.

Le plan du Prince ne mène à rien ; il serait chassé de Ilu-ningue dans quatre jours, et je me perdrais en quinze.

Mon armée est composée de brave gens et de coquins ; ilfaut séparer les uns des autres, et aider tellement les premierspar une grande démarche, quils nayent plus la possibilité dereculer, et ne voient plus leur salut que dans le succès. .

Pour y parvenir, joffre de passer ie Rhin , lon tue dssi-