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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Les Juifs, accablés du mépris des peuples, et souvent en buteà lavarice des Souverains, nont point encore été traités aveejustice. Leurs coutumes et leurs pratiques les isolaient dessociétés qui les repoussaient à leur tour; et ils nont cessédattribuer aux lois humiliantes qui leur étaient imposées, lesdésordres et les vices quon leur reproche. Aujourdhui mêmeencore ils expliquent léloignement de quelques-uns den-treux pour lagriculture et les professions utiles, par le peude confiance que peuvent prendre dans lavenir des hommes'dont l'existence dépend depuis tant de siècles de lesprit dumoment et du caprice de la puissance. Désormais, ne pouvantplus se plaindre ils ne pourront plus se justifier.

S. M. a voulu quil ne restât aucune excuse à ceux qui nedeviendraient pas citoyens. Elle vous assure le libre exercicede votre religion et la pleine jouissance de vos droits politiques.M ais en échange de lauguste protection quelle vous accorde,elle exige une garantie religieuse de lentière observation desprincipes énoncés dans vos réponses. Cette assemblée, tellequelle est constituée aujourdhui, ne pourrait à elle seule lalui offrir. Il faut que ses réponses converties en décisions parune autre assemblée dune forme plus imposante encore, etplus religieuse, puissent être placées à côté du Talniud, etacquièrent ainsi aux yeux des Juifs de tous les pays et detous Ve* siècles, la plus grande autorité possible. Cest aussil'onique moyen de répondre à la grancfeur et à la générositédes vues de .S. M. et de faire éprouver lheureuse influence decette mémorable époque à tous vos co-religionaires.

La foule des commentateurs de votre loi en a sans doutealtéré la pureté, et la diversité de leurs opinions a jeterdans le doute la plupart de ceux qui les lisent. Il s agitdonc de rendre à luniversalité des Juis, limportant servicede fixer leur croyance sur les matières qui vous ont déjà etesoumises. Pour rencontrer dans lhistoire dIsraël une assem-blée revêtue dune autorité capable de produfre les résultatsque nous attendons, il faut remonter jusquau grand Sanhédrin.Cest le grand Sanhédrin que S. M. se propose de convoqueraujourdhui. Ce corps, tombé avec le temple, va reparaîtrepour éclairer par tout le monde le peuple quil gouvernait.11 va le rappeler au véritable esprit de sa loi, et lui en donnerune explication digne de faire disparaître tontes les interpré-tations mensongères. Il lui dira daimer et de défendre lespays quil habite, et il lui apprendra que tous les sentunen»qui 1 attachaient à son antique patrie, il les doit aux lieux, pour la première fois depuis sa ruine, il peut elever sa voix.

Enfin,selon lancien usage, legrand Sanhédrin sera composede soixante-dix membres, sans compter son chef; le= <eu *tics, ou environ, seront des rabbins, parmi lesquels on verr^dabord ceux qui sont ici présens, et qui ont approuve le sponses ; lautre tiers sera choisi par cette assemblée elle-mem